Du sable et des étoiles

Par pinkitup

Dimanche 11, le soleil se lève sur les tentes blanches du bivouac de Merzouga. Jennifer se réveille en pleine forme -Holala mais c’est qui les morues qui gueulent comme ça? Et puis c’est quoi cette lumière ici? -C’est le soleil ça -Ah oui, bon, ben il peut lui. Après le petit déjeuner, ça allait mieux. On n’a donc pris la route pour l’étape marathon. 357km de pistes, étalés sur 2 jours, en autonomie totale. On commence tranquillement, on passe dans des dunettes, des oueds ‘cruels’ on essaie de se concentrer sur ce qu’on fait, de prendre confiance et de pas trop suivre les autres, on tente même de couper les pistes pour gagner des km. On se trompe une fois, j’ai sauté une ligne du road book, on doit faire demi tour et ce sont 5km de perdus. Les zones de hors piste sont les plus drôles, on part toutes du même point, on suit toutes le même cap, mais rien à faire, 11 km plus loin il y a des voitures 500m sur la gauche, 500m sur la droite, et on trouve pas la piste à rejoindre. La solution à toute épreuve, grimper sur le toit de la voiture, et observer les autres. Ça marche à tous les coups. Le stress monte, on a prévu de retrouver nos copines suisses a 250km mais on en est très loin. On les retrouve par hasard et on se pose pour le bivouac après 180km. Aucune voiture ne peut rouler après la tombée de la nuit, on est un peu en avance pour pouvoir monter la tente et faire un feu. On est vite rejointes par d’autres équipages et on finit à une vingtaine. Les bouchons de champagne sautent de tous les côtés, sans exagérer, et on partage notre foie gras avec les suisses et un équipage canadien en se racontant les péripéties de la journée. Le feu se meurt, nous aussi, il est 21h30 mais on en peut plus. Finalement, la tente restera vide, il fait meilleur dehors et surtout la vue est imprenable, hôtel 5 millions d’étoiles. Lundi 12, les morues sont identifiées, elles sont avec nous au bivouac, et elles sont matinales. Bref, on a pas beaucoup dormi, mais le lever de soleil était joli. C’est reparti. Le stress est retombé, nous ne sommes plus pressées par le temps. Tant mieux, ce sont d’autres difficultés qui nous attendent. Franchissement d’oued avec de l’eau, on en perd presque notre plaque, Jérôme t’inquiète in l’a rattachée, des premières dunes dignes de ce nom, on s’y reprendra à deux fois, et d’un oued ‘mou’, qui nous épuisera nos dernières réserves. Heureusement, que le photographe officiel nous renseigne une petite auberge sur la piste, où l’on s’arrête pour prendre le thé et quelques forces. Au bout de 31h20 et 364km, et oui, on retrouve le bivouac de Merzouga, et surtout les douches! Ça à duré 2 petites journées, mais avec le stress, la fatigue et la chaleur c’est comme si on était parties 1 semaine. On se couche, et malgré le bruit du type qui tond les dunes, on s’endort comme des bébés.

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