Mais elles durent combien de jours ces journées?

Par pinkitup

Jeudi 8 octobre, le jour se lève à Plasencia, et nous aussi…. encore 5 min…. De nos colocataires, on ne voit que le nuage de poussière derrière leur voiture. On reprend la route tranquillement vers Algeciras. Et on y arrive en 5h30, facile. Le directeur fait un petit briefing et nous sommes dispatchées dans différents hôtels pour la nuit. Il est encore tôt, on en profite pour se poser, déchiffrer le road book du lendemain, et se détendre, tiens ils ont des sels de bain, oh et une douche massante, bon ben on va tester hein. C’est donc détendues, qu’on retrouve l’équipage suisse pour boire un coup, manger un bout et rire beaucoup, avant d’aller dormir. Vendredi 9, les premiers roses quittent l’hôtel à 3h30, leur klaxon interrompt notre réveil…. Le rendez vous est fixé à 4h15 au port, oui du matin, et le bateau n’attendra pas. Qu’à cela ne tienne, on est toutes dedans, les voitures rangées comme des lego, et nous en rang devant les bureau, enfin, les tables, qui font office de bureau de change, et de douane. On débarque et on prend la route direction Erachidia. Après 9h30 de route, le bivouac est en vue. Au menu, du couscous! Des tentes ont été installées pour chaque équipage, ainsi qu’une tente sanitaire et une tête restaurant. On se demande encore comment 360 femmes arrivent à se brosser les dents avec 4 robinets disponibles sans que ce soit la guerre… Samedi 10 commence à 6h30. On replie nos affaires, on prend un petit déjeuner rapide, on regonfle les pneus et on attend notre tour pour passer la ligne de départ. Ça y est c’est parti. Le road book, la boussole, on slalom sur la piste, on pique dans l’oued, on monte des cols vertigineux, on les redescend ensuite et on trace 100km en 4h. À 168 équipages, on est jamais vraiment seules. L’étape se termine au bivouac suivant, les tentes sont devenues blanches mais pour le reste c’est la même chose. On ne traîne pas, les familles du village solidaire nous attendent. On décharge les dons, puis on est guidées dans une maison du village où on s’assied sur des tapis autour d’une table pour manger un couscous, toutes dans le même plat, par 8 pas 360, avec les femmes du village. On retrouve ensuite les enfants pour un moment d’échange. La journée n’est pas finie, on attend le couché du soleil pour prendre part à l’étape de nuit. Ce n’est pas la même chose, le tracé est très facile mais personne ne l’a fait correctement, on y voit rien. C’est exténuée qu’on franchit la ligne d’arrivée. Ouf , on rentre au bivouac. C’est au détour d’une d’une, à 300m de la délivrance, qu’on est obligées de s’arrêter car la piste est bloquée par une voiture. A l’arrêt dans le sable en 2roues motrices, on ne repart pas. Les 4 roues sont enfoncées à moitié dans le sable. Une voiture de l’organisation nous sangle, et… s’enfonce aussi. C’est la qu’on a décidé de creuser pour placer les plaques de désensablage. Heureusement, un équipage canadien s’arrête pour nous aider. On arrive à s’en sortir. Cette fois on rentre, la journée est finie.

 

Par  pinkitup, le  13/10/2015

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